Lettre du président
Chères et chers membres,
En cet automne quelque peu perturbé, entre corrections ajournées, reprises de cours et session décalée, beaucoup d’entre nous, enseignants comme étudiants, ressentent encore l’importance de ce que fut le mouvement du printemps dernier. Quelles que soient les opinions politiques ou sociales qui sont les nôtres, nous devons du moins remercier les étudiants d’avoir mis pour un temps l’éducation au centre de toutes les discussions, sinon de toutes les préoccupations, de la société québécoise. L’engagement de bon nombre d’entre eux dans les marches, les débats, les assemblées, a fait la preuve de ce que nous avons toujours ressenti en études anciennes : leur passion pour leurs études, leur engagement dans les instances universitaires, leur souci civique d’une éducation de qualité et d’une formation accessible au plus grand nombre. Dans cette vision idéale d’une école forte et ouverte à tous, apte à former les citoyens de demain, on ne peut qu’espérer voir les études anciennes en bonne place. Le rôle de la SÉAQ, sous l’égide de l’Aurige de Delphes, a toujours été de promouvoir l’humanisme classique : il revient à chacun de nous de participer à ce processus.
Le Conseil s’est réuni en septembre et nous avons réaffirmé l’importance qu’il y avait à consolider nos relations avec les cégeps ; deux membres du conseil, Mesdames Genevière Rioux et Julie Gravel-Richard, sont professeures au collégial, et nous espérons à l’avenir resserrer encore les liens naturels entre les deux institutions. Après l’éclipse de l’année dernière, le Concours des Cégeps, co-parrainé par la Fondation Humanitas, sera repris ; nous souhaitons par ailleurs rapidement mettre au point une série de conférences de vulgarisation qui seraient tenues par les étudiants universitaires auprès de leurs coreligionnaires cégépiens.
Il me semble important de souligner aussi dans ce mot la relance de notre collaboration avec l’Université McGill, dont un des professeurs, Madame Lynn Kozak a intégré le conseil, tandis que son collègue Hans Beck est en charge de notre colloque du printemps, qui aura donc lieu à Montréal ; nous vous y espérons en grand nombre.
En vous souhaitant une session d’automne sympathique et sereine, je vous salue très cordialement.
Alban Baudou


